18 Mars 2011
Ce dimanche 20 mars, on vote pour les élections cantonales. Retour sur les enjeux nationaux et locaux de cette campagne.
L’abstention : l’arme la plus efficace de Sarkozy, du MEDEF
et de ses amis qui tirent les ficelles

Le pouvoir, bien qu’affaibli par différents scandales (Médiator, Affaire Woerth, collusion avec les dictatures), a organisé une vaste
campagne médiatique pour détourner les électeurs des urnes. Entre la promotion éhontée de l’extrême-droite « nouvelle version », des sondages sur la présidentielle de 2012 et la mise en
avant des querelles politiciennes (primaires du PS…) ; tout est fait pour dégouter les citoyens des débats politiques.
Comme lors des européennes et des régionales, le gouvernement sait qu’il va prendre une raclée. En effet, près de 7 français sur 10 sont mécontents (il y a de quoi…) de la politique gouvernementale au service des riches. Alors, Sarkozy et ses amis du MEDEF tentent de minimiser leur défaite en manœuvrant afin que l’électorat populaire s’abstienne en masse. Plus nombreux, sociologiquement et objectivement profondément hostiles aux mesures antisociales du gouvernement, cet électorat sera peu mobilisé pour voter et sanctionner le pouvoir.
En face, dans le camp des privilégiés, le Patronat et ses relais dans la population seront quant à eux plus que jamais mobilisés pour soutenir leurs candidats. En masse, ils se bougeront pour
défendre leurs intérêts et cette politique au service des privilégiés.
Dans ce contexte, s’abstenir c’est donc voter pour l’UMP et SARKOZY….alors que la première urgence est de sanctionner la droite.
Outre les enjeux locaux, ces élections cantonales sont aussi la 1ère consultation électorale après la forte mobilisation populaire et de la jeunesse pour la défense de nos retraites. Ce sera le seul véritable sondage qui aura une vraie valeur à nos yeux !
Il faut cogner la droite !
Sanctionner la politique de SARKOZY est une évidence. Mais ces relais dans les cantons, en Alsace surtout, cherchent à
brouiller les pistes. Ayant honte de leur étiquette, voulant enfermer le débat sur les questions « de la pelouse mal tondue » c'est-à-dire sur les questions touchant uniquement
le canton, ces derniers ont trouvé une parade : l’utilisation de l’étiquette « Majorité Alsacienne. »
Vigilant à l’instar des communistes de la Meinau qui souligne que « Jean-Philippe MAURER a « oublié » de mettre le logo de l’UMP sur ses affiches électorales qui sont placardées dans tout le canton. Gare à l’amnésie politique !
Pour aider le député UMP et conseiller général sortant, à retrouver son identité politique, les militants communistes de la Meinau vont lui donner un « petit coup de
main ».
Grâce à nos affiches d’utilité publique, les affiches de Jean-Philippe MAURER seront accompagnées de bandeaux avec les mentions « 100% UMP », « certifié UMP » et « UMP
: appellation d’origine contrôlée ».
Il faut démasquer ce piège : la Majorité Alsacienne, est l’UMP. C’est le Parti au
Pouvoir qui relaye dans le Bas-Rhin, les politiques de la bourgeoisie et des financiers de Sarkozy et consorts…

L’enjeu sera d’affaiblir la droite jusque dans ses fondations les plus profondes :
Dans le Bas-Rhin, 44 cantons sont pourvus par un conseiller général. 37 sont à droite
sous ses différentes sensibilités : démocrate-chrétienne, centriste ou indépendants. 7 sont aux mains de la social-démocratie incarnée localement par le Parti socialiste, avec des élus
uniquement dans la ville de Strasbourg.
Vu le contexte et la force de la droite, l’objectif n’est pas sortir la droite du Conseil général mais de l’affaiblir la plus profondément possible. Avec une attention particulière à la Meinau, ou le député Maurer (seul député en lice dans le département) peut-être battu, ce qui serait de bons augures pour les prochaines législatives....